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Les escaliers

 

Eh oui les escaliers 

!

Nous n’avions pas pensé à cela.

Douze kilos pour moi, ce n’était déjà pas facile.

Mais bon,

Pierre-Yves était là alors on pouvait s’organiser.

 

Seulement voilà,  

la santé de Pierre-Yves s’est détériorée et il  a dû être hospitalisé à Zürich.

Durant 1 an presque jour pour jour.

 

Et Victor à grandi.

 

J’ai acheté un porte bébé, tant pis si j’étais ridicule avec mon basset accroché sur le ventre.

 Je me suis fais des muscles d’enfer.

Vous savez quoi ?

A dix huit kilos un porte-bébé déclare forfait.

 

Tant que nous étions à plat, Victor pouvais marcher.

Dans un premier temps,

je le portais si une monté ou une descente était trop raide.

Dans un deuxième temps,

il pouvait faire les montés mais pas les descentes.

Par temps chaud,

je l’emmenais au bord du lac Léman et je le faisais nager

pour renforcer sa musculature.

(attention aux oreilles, toujours bien nettoyer le canal un peu délicat chez les bassets.)

Dans un troisième temps

il a pu faire les descentes.

Et enfin monter les escaliers.

Oui mais…

Victor trouvait parfaitement normal et agréable d’être porté.

Ce fut une très longue bataille pour obtenir de lui qu’il veuille bien faire un effort.

J’ai tout essayé.

 Lattirer avec un biscuit.

 Les câlins.

 L’autorité.

 Le laisser tout seul en bas (au secours les tympans)

 Et un jour,

je me suis assise sur la marche du bas et j’ai pleuré.

Victor m’a léchouillé les mains et il est monté tout seul jusqu’au troisième étage.

 

Restait

descendre les escaliers.

Porter un chien de 27 kilos en descendant les escaliers, c’est de la folie.

Non content de se faire tout mou (donc encore plus difficile à tenir)

  il en profitait pour me lécher le cou.

 (Et moi, j’ai beau adorer les chiens, je trouve que lécher c’est répugnant.)

 

J’ai  élaboré une technique encore plus ridicule que le porte-bébé.

 Assise sur les marches, je les descendais une à une sur le derrière, mon Victor sur les genoux, toujours aussi mou que possible.

 A sept mois j’ai jeté l’éponge.

  D’abord un étage, puis deux, puis trois.

 Cela a été facile.

 

« Victor, va chercher la baballe ! »

  

à la semaine prochaine

 



09/03/2012
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