La solution « Philippe » (première partie)

Dur dur pour moi d’évoquer ce chapitre,

car Philippe a été terrassé par une attaque cérébrale.

L’homme qui soignait les autres avec tant de cœur est devenu entièrement dépendant.

C’est une injustice inacceptable.

Pas un jour ne se passe sans que je pense à lui.

 

 

Je ne sais pas combien de physio j’ai vu avant de trouver

celui qui a vraiment comprit mes besoins.

 

Peu importe j’ai fini par le trouver.

Si vous n’avez pas trouvé le vôtre, surtout n’abandonnez pas.

C’est quelqu’un d’extrêmement important.

Il tient votre bien être entre ses mains.

De lui peut dépendre le degré de douleur que vous aurez à subir.

 Il peut atténuer vos douleurs mais il peut aussi aggraver votre état.

Il est là, quelque part pour vous.

 N’arrêtez pas de le chercher.

 

La plus grande erreur des physio que j’ai vus avant Philippe,

c’est qu’ils ne m’écoutaient pas.

Imbus de leur « science », ils n’ont jamais tenu compte de ni de mes remarques

ni de mes protestations lorsqu’ils me faisaient trop mal.

 

La phrase qui tue : « faut supporter un minimum si on veut progresser ! »

Imbéciles !!!

Le minimum pour une personne qui souffre de fibromyalgie,

c’est l’impression d’accoucher tous les jours sans péridurale

 

Ils n’ont donc obtenu aucun résultat.

 

Philippe a commencé par là.

 L’ECOUTE.

Il a d’abord entendu mon vécu, mon parcours, mes chagrins, mes échecs.

 Ensuite il a « exploré » mes douleurs, dans un silence total.

Il a également écouté – au sens littéral du terme – mes os, mes muscles, tout mon corps.

Grâce à une combinaison de techniques différentes (dont l’ostéopathie) il a,

au fil des semaines, remis chaque os, chaque muscle à sa place.

 

Il a gagné ma confiance et il a eu confiance en ma parole.

 

Six semaines après le début de nos séances (2x par semaines) il avait fait le tour de ma petite personne physique et presque tous mes os étaient à leur place.

 

Sauf…  le plus handicapant – le bassin.

 

Pour moi Philippe est retourné à l’école d’ostéopathie s’entraîner sur un mannequin.

Pourquoi ?

 

Parce que le problème que j’avais au bassin était rarissime.

Au départ une malformation de naissance et ensuite ces contractures de la jambe droite qui me déplaçait régulièrement le col du fémur, parfois jusqu’au déboîtement.

 

Il faut de la force et une grande précision  pour  remettre le col du fémur à sa place dans le bassin.

Il avait peur, car un geste raté pouvait me briser la colonne.

 

Ce jour là il était particulièrement bavard.

A vrai dire il m’étourdissait littéralement de paroles.

 

Il m’a fait prendre une position précise, m’a demandé de bloquer ma respiration et en moins de

temps qu’il ne faut pour l’écrire, ma hanche avait repris sa place normale.

 

J’ai entendu un grand soupir de soulagement et j’ai vu son immense sourire.

 

Ensuite, compresse chaude, repos et explication.

Jamais il n’avait eu si peur d’une manipulation, mais il l’a faite.

 

Merci et bravo l’artiste.

  

à la semaine prochaine pour la deuxième partie de "ma solution Philippe"

en attendant profitez de la vie



10/03/2012
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